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Explorations du cheptel des equidés français

  • Photo du rédacteur: Mules Qui peut
    Mules Qui peut
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Madame la Présidente a pris contact afin de savoir s’il était possible d’obtenir des informations sur le nombre de naissances actuelles d’équidés en France. Un fichier Excel nous a été transmis en réponse ; il est probable que ce fichier soit également disponible sur la plateforme data.gouv.fr.

Ce fichier présente le nombre d’équidés par région. Les équidés y sont répartis en trois catégories :

  • chevaux de selle,

  • chevaux de trait,

  • ânes, mules et bardots.

Les données couvrent la période allant de 2020 à 2024.



Limites du fichier et objectifs de l’analyse

Ce fichier ne permet pas d’entrer dans un niveau de détail fin concernant spécifiquement les mules, celles-ci étant regroupées avec les ânes et les bardots. En revanche, il permet d’observer les dynamiques générales d’évolution du cheptel équin français.

Cette dynamique est étudiée à travers trois types de graphiques :

  1. un graphique représentant la répartition des différents types d’équidés en France ;

  2. un graphique montrant l’évolution du cheptel en nombre d’individus ;

  3. une carte permettant d’observer la répartition géographique du cheptel sur le territoire français.



1) Répartition des différents types d’équidés

En termes de répartition, on observe une large majorité de chevaux de selle, qui représentent environ 80 % du cheptel. Les chevaux de trait comptent pour environ 10 %, tout comme la catégorie ânes, mules et bardots.

Cette répartition peut s’expliquer par la prédominance actuelle de l’équitation sportive et de loisir dans la société française.

En ce qui concerne plus spécifiquement les mules, il est nécessaire de raisonner à partir d’une sous-partie de la catégorie ânes, mules et bardots. D’après l’analyse, on peut estimer qu’en 2024, le nombre de mules serait d’environ 10 800 individus, soit :

  • environ 9 % de la catégorie ânes, mules et bardots ;

  • et environ 1 % du cheptel équin français total.

Cette estimation reste toutefois approximative en raison du regroupement des catégories dans les données sources.




2) Évolution du cheptel dans le temps

À première vue, le cheptel équin français semble relativement stable sur la période étudiée, bien qu’une légère diminution soit observable au fil des années. Cette baisse ne paraît pas, à ce stade, particulièrement marquée en valeur absolue.


Cependant, l’analyse en évolution relative (base 100 en 2020) met en évidence des dynamiques contrastées selon les catégories :

  • une diminution d’environ 20 % pour les chevaux de trait ;

  • une baisse d’environ 10 % pour les ânes, mules et bardots ;

  • une diminution plus limitée, d’environ 4 %, pour les chevaux de selle.

Ainsi, ce sont les catégories historiquement les plus utilitaires qui connaissent les reculs les plus importants.





3) Répartition géographique du cheptel à l’échelle nationale

L’analyse spatiale met en évidence un découpage géographique marqué selon les types d’équidés.

Les chevaux de selle sont particulièrement concentrés en Normandie, région historiquement associée à l’élevage du Selle Français.



Les ânes, mules et bardots présentent une concentration notable en Nouvelle-Aquitaine, ce qui peut s’expliquer par la présence du berceau historique du Baudet du Poitou.



Enfin, les chevaux de trait apparaissent plus concentrés en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette répartition pourrait être liée à la proximité de zones d’élevage de races de trait (comme le Comtois) ainsi qu’à une utilisation encore relativement active des chevaux de trait dans certaines activités agricoles ou forestières, bien que cette hypothèse mériterait d’être documentée.




Conclusion


En conclusion, ce fichier Excel met en évidence une lente diminution du cheptel équin français sur la période 2020-2024.

 Cette diminution n’est pas homogène : elle affecte plus fortement les chevaux de trait ainsi que les ânes, mules et bardots, tandis que les chevaux de selle résistent davantage.

L’analyse à l’échelle nationale révèle également une une disparité géographique dans la répartition des différents types d’équidés, probablement liée à des facteurs historiques, culturels et territoriaux propres aux régions d’élevage.

Concernant spécifiquement les mules, les données disponibles restent trop agrégées pour permettre une analyse fine : celles-ci sont noyées dans la catégorie plus large des ânes et bardots, ce qui limite fortement les conclusions que l’on peut en tirer.


Sources

Données

  • Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE)Fichier au format .xlsx transmis par l’IFCE, contenant les effectifs d’équidés par région et par catégorie(chevaux de selle, chevaux de trait, ânes, mules et bardots), sur la période 2020–2024.



Traitement et visualisation des données

 
 
 

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